Je conçois mes supports, je refais chaque exercice avant la session, et mes exemples viennent des programmes Salesforce que j’ai pilotés chez des clients. Pour qui organise une session d’ADX201, le cours se décide sur deux vérifications, pas sur son titre : le stagiaire va administrer Salesforce et en connaît déjà les bases, et le formateur enseigne l’automatisation dans Flow. Les règles de workflow et Process Builder, que le programme publié cite encore, ne sont plus pris en charge depuis le 31 décembre 2025.
Un exemple, tiré d’une de mes sessions d’ADX201. Dans ce cours, les exercices s’enchaînent : chacun s’appuie sur des objets et des champs créés dans le précédent. Le jour 4, au moment des rapports, certains stagiaires n’avaient pas l’objet créé la veille, et l’import a buté sur l’ordre parent-enfant. Mes supports, revus en octobre 2026, donnent à chaque exercice son point de départ, un rattrapage de cinq minutes et un jeu de données fourni. C’est le type de détail à demander à chaque formateur candidat.
À qui s’adresse ADX201 ?
Le titre officiel est Administrative Essentials for New Admins in Lightning Experience (ADX201), sur 5 jours. Le programme du catalogue l’intitule « L’essentiel de l’administration Salesforce » et le classe au niveau fondamental. Le public visé est celui des nouveaux administrateurs, chargés d’installer, de configurer et de maintenir Salesforce dans leur entreprise.
Le programme accueille aussi les utilisateurs avancés, les équipes des opérations commerciales et les responsables informatiques qui veulent approfondir. Pour ces profils, la question est ce que la personne fera dans l’org après la session. Un commercial qui veut surtout mieux suivre ses comptes et ses opportunités relève plutôt de BSX101, pensé pour les personnes qui doivent comprendre les fonctions principales de Salesforce sans en être les administrateurs.
ADX201 fait partie des cours déjà donnés : cinq sessions en 2026, entre février et septembre, dont une en intra. La prochaine a lieu du 16 au 20 novembre 2026. Le cours est proposé en classe virtuelle ou sur site.
Que vérifier avant d’inscrire quelqu’un ?
Le prérequis officiel tient en une ligne : connaître les concepts et les fonctions de base de Salesforce. Salesforce recommande en plus le trailmix « Administrative Essentials for New Admins Prework ». Ce prérequis se lit mal sur une fiche d’inscription : posez plutôt une question concrète au stagiaire ou à son manager. Que fait-il déjà dans l’org, chaque semaine ?
Le deuxième point est l’anglais. Le cours prépare la certification d’administrateur (Platform Administrator), dont l’examen n’existe qu’en anglais, et tous les termes ne sont pas traduits. Un anglais correct aide donc, même pour qui ne vise pas l’examen.
Le troisième point est logistique. En septembre 2026, avec un groupe en partie à distance, la connexion de chacun à l’org a retardé le démarrage d’un quart d’heure le premier matin, et le partage d’écran a coupé plusieurs fois pendant les démonstrations. J’envoie désormais les accès la veille au soir avec une procédure pas à pas, et je vérifie le partage d’écran au début de chaque demi-journée. Côté planificateur, il reste à s’assurer que l’adresse transmise pour chaque stagiaire est bien celle qu’il consulte.
Reste à comparer les formateurs sur leur préparation. Dans une session de septembre 2026, un exercice sur les règles de restriction a démarré alors que le champ attendu n’existait pas sur l’objet standard utilisé, et une panne de Salesforce a bloqué la pratique plusieurs heures le jour 3. Je prépare désormais l’objet de chaque exercice avant la séance, et je garde un exercice de secours hors ligne. Deux questions à poser à chaque formateur : que se passe-t-il quand un stagiaire n’a pas l’objet créé la veille ? Que prévoit-il si l’org ne répond plus ? Un retour de stagiaire va dans ce sens : « A su réadapter le support au fil des jours. » (Stagiaire ADX201, PLB, 2026)
Que couvre le programme officiel ?
Dit avec les mots d’un planificateur, le programme officiel tient en cinq blocs. Le stagiaire apprend à adapter l’application aux processus de son équipe : présentations de page, champs, onglets, processus métier. Il construit un environnement sécurisé. Il importe des données et apprend à les garder propres. Il crée des rapports et des tableaux de bord qui servent. Enfin, il automatise un processus.
Ces blocs se suivent dans les exercices, comme l’a montré plus haut l’exemple de l’import. À l’échelle d’un projet, la même question d’ordre parent-enfant revient dans une migration de données Salesforce, avec d’autres enjeux et d’autres signataires.
Ce que le programme ne promet pas compte autant pour l’affectation. L’automatisation y tient en un objectif : automatiser un processus. Le travail approfondi sur Flow est le cœur d’ADX211, où Flow occupe 4 chapitres sur 11. Pour un travail approfondi sur Flow, c’est ADX211 qu’il faut viser, après ADX201.
Que change Winter ‘27 pour le cours ?
La release de production est Winter ‘27 (API 68.0), déployée par vagues depuis fin août 2026. Pour ADX201, deux changements comptent.
Le premier touche l’automatisation. Le programme publié cite encore Process Builder et les règles de workflow. Selon l’aide Salesforce, les deux ne sont plus pris en charge depuis le 31 décembre 2025 : l’automatisation du cours se fait dans Flow. Le stagiaire peut pourtant retrouver ces outils dans l’org de son entreprise. Il doit savoir les reconnaître. Les reprendre dans Flow est un autre chantier, avec un responsable et une échéance, à traiter comme de la dette technique Salesforce plutôt que comme un exercice de fin de stage.
Le second touche l’org elle-même. Une org neuve en Winter ‘27 contient des données d’exemple. Ce que l’org du jour affiche se vérifie donc dans une org neuve avant chaque session, et non de mémoire.
Pour choisir entre deux formateurs, ces deux changements donnent deux questions : le module d’automatisation se fait-il dans Flow ? Les exercices ont-ils été refaits dans une org neuve en Winter ‘27 ? Les réponses se vérifient dans le support lui-même.
Les notes de Spring ‘27 sont attendues mi ou fin décembre 2026. D’ici là, Winter ‘27 fait foi, et une nouveauté annoncée ne change rien au cours tant qu’elle n’apparaît pas dans une org neuve.
ADX201 ou ADX211 : comment trancher ?
La comparaison complète des deux cours est dans la note ADX201 ou ADX211. Pour le planificateur, la question tient en une ligne : le stagiaire découvre-t-il l’administration, ou administre-t-il déjà une org ?
ADX211 (Administer, Extend, and Automate Salesforce) dure 4 jours, au niveau avancé. Il s’adresse aux administrateurs qui ont au moins six mois d’expérience et ont suivi ADX201, avec un QCM de prérequis avant l’entrée. Il prépare l’examen Platform Administrator II, que la page Trailhead des certifications d’administrateur présente comme celle des administrateurs expérimentés. Flow en est le cœur, et c’est là que se travaillent les nouveautés de Flow en Winter ‘27, comme le mode test, encore en bêta, des flux déclenchés par un enregistrement.
Les deux erreurs d’affectation se voient vite. Placé en ADX201, un administrateur déjà en poste refait des manipulations qu’il connaît. Placé en ADX211, un nouveau venu arrive sans les bases que le cours suppose. Reste le profil entre les deux : il administre déjà, mais depuis peu ou sans avoir suivi ADX201. Le planificateur part alors des tâches que la personne réalise vraiment dans l’org ; le prérequis d’ADX211, lui, reste ADX201 suivi.